Liposuccion, lipoaspiration, liposculpture, lipostructure… Ces différents termes peuvent facilement prêter à confusion lorsque l’on envisage une chirurgie de la silhouette. Ils ne désignent pourtant pas exactement le même objectif.
La lipoaspiration consiste principalement à retirer des amas graisseux localisés afin d’affiner certaines zones du corps. La liposculpture va plus loin dans la réflexion sur les volumes : la graisse prélevée peut être préparée puis réinjectée dans une autre zone afin de restaurer ou d’augmenter son volume.
La différence ne réside donc pas dans le fait qu’une intervention serait plus moderne ou plus efficace que l’autre. Le choix dépend avant tout de la morphologie, de la répartition des graisses et du résultat recherché.
Lipoaspiration et liposculpture : quelle est vraiment la différence ?
La lipoaspiration, également appelée liposuccion, vise à diminuer le volume d’une ou plusieurs zones présentant un excès graisseux localisé.
La lipostructure ou liposculpture associe quant à elle deux étapes : retirer de la graisse dans une zone où elle est présente en excès, puis utiliser une partie de cette graisse pour apporter du volume dans une autre région.
La différence principale concerne donc l’objectif recherché.
| Lipoaspiration | Liposculpture | |
|---|---|---|
| Objectif principal | Réduire un excès graisseux localisé | Remodeler et rééquilibrer les volumes |
| Prélèvement de graisse | Oui | Oui |
| Réinjection de graisse | Non nécessaire | Oui lorsqu’un apport de volume est recherché |
| Zones traitées | Une ou plusieurs zones à affiner | Zones à affiner + zones à remodeler |
| Approche | Principalement soustractive | Soustractive et volumatrice |
| Résultat recherché | Affiner les contours | Harmoniser davantage les proportions |
En pratique, une liposculpture repose donc en partie sur une lipoaspiration. C’est l’utilisation de la graisse prélevée et la réflexion globale sur les volumes qui différencient les deux démarches.
En quoi consiste une lipoaspiration classique ?
La lipoaspiration est destinée à traiter des amas graisseux localisés qui persistent malgré une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.
De petites incisions permettent d’introduire des canules fines afin d’aspirer les cellules graisseuses, appelées adipocytes.
Plusieurs régions du corps peuvent être concernées selon la morphologie :
- l’abdomen ;
- les hanches et les poignées d’amour ;
- les cuisses ;
- la culotte de cheval ;
- les genoux ;
- certaines zones du dos ou des bras.
L’objectif n’est pas d’enlever le plus de graisse possible, mais de redessiner les contours de la silhouette de manière proportionnée.
Une personne peut par exemple présenter un poids stable tout en conservant un amas graisseux au niveau du ventre ou des hanches. Dans cette situation, une lipoaspiration seule peut être suffisante si aucune autre zone ne nécessite d’apport de volume.
Comment se déroule une liposculpture de la silhouette ?
La liposculpture de la silhouette repose sur une logique différente : la graisse retirée n’est pas nécessairement considérée uniquement comme un tissu à éliminer.
Lorsqu’une autre zone manque de volume, une partie de cette graisse peut être réutilisée.
L’intervention comprend alors plusieurs étapes.
La graisse est d’abord prélevée par lipoaspiration sur une ou plusieurs zones présentant des réserves suffisantes. Elle est ensuite préparée afin d’isoler les cellules graisseuses destinées au transfert.
Elle peut enfin être réinjectée progressivement dans la zone que l’on souhaite remodeler.
Cette technique est également appelée lipostructure, lipofilling ou lipomodelage.
L’objectif devient alors double :
- diminuer le volume là où il est jugé excessif ;
- augmenter ou restaurer le volume dans une autre région.
La silhouette est donc envisagée dans son ensemble plutôt qu’en se concentrant uniquement sur la zone aspirée.
La graisse retirée lors d’une lipoaspiration peut-elle être réutilisée ?
Oui, dans certaines situations.
La graisse prélevée lors d’une lipoaspiration peut constituer un matériau de comblement autologue, c’est-à-dire provenant du propre organisme du patient.
Elle peut notamment être utilisée pour augmenter ou remodeler certaines zones lorsque l’indication le permet.
Par exemple, une graisse prélevée sur l’abdomen ou les hanches peut être utilisée dans le cadre d’un lipofilling mammaire afin d’apporter du volume aux seins.
Elle peut également être réinjectée au niveau des fesses ou dans certaines régions du visage selon le projet.
Toute la graisse aspirée n’est cependant pas systématiquement réutilisée.
Plusieurs éléments doivent être réunis :
- une quantité suffisante de graisse doit pouvoir être prélevée ;
- la zone receveuse doit réellement bénéficier d’un apport de volume ;
- le volume souhaité doit être compatible avec les possibilités de la technique ;
- l’état général et la morphologie doivent permettre l’intervention.
La liposculpture doit donc répondre à un véritable objectif morphologique. Il ne s’agit pas de réinjecter de la graisse simplement parce qu’elle a été prélevée.
Lipoaspiration ou liposculpture : quelle technique choisir selon son objectif ?
Il n’existe pas une technique systématiquement supérieure à l’autre. Elles répondent à des situations différentes.
Lorsqu’une zone présente simplement un excès de graisse
Une lipoaspiration classique peut être suffisante lorsque l’objectif consiste uniquement à réduire un amas graisseux localisé.
C’est par exemple le cas d’une personne qui souhaite affiner son abdomen ou ses hanches sans avoir besoin d’augmenter le volume d’une autre région.
La priorité est alors de retrouver des contours plus harmonieux tout en respectant les proportions de la silhouette.
Lorsqu’une autre zone manque de volume
La liposculpture peut être intéressante lorsqu’une zone présente un excès de graisse alors qu’une autre bénéficierait d’un apport de volume.
Le traitement peut alors associer réduction et augmentation au cours d’un même projet.
Cette logique est particulièrement utilisée dans certaines interventions de lipofilling mammaire ou de remodelage des fesses.
Lorsqu’il faut harmoniser plusieurs zones
Dans certains cas, la demande ne concerne pas un défaut isolé mais l’équilibre général de la silhouette.
Une taille peut par exemple sembler peu dessinée en raison d’un excès graisseux sur les hanches alors que d’autres volumes corporels sont moins marqués.
L’analyse ne repose alors plus uniquement sur la quantité de graisse présente, mais sur les rapports entre les différentes régions du corps.
L’objectif d’une liposculpture de la silhouette est précisément de tenir compte de ces proportions afin de construire un projet adapté à la morphologie du patient.
La qualité de la peau influence-t-elle le résultat ?
Oui. La quantité de graisse n’est pas le seul élément à prendre en compte avant une lipoaspiration ou une liposculpture.
Après avoir retiré du volume sous la peau, celle-ci doit pouvoir se redraper correctement sur les nouveaux contours.
Une peau suffisamment élastique s’adapte généralement mieux à cette diminution de volume.
En revanche, lorsqu’un relâchement cutané important est déjà présent, retirer de la graisse peut ne pas suffire. Une lipoaspiration isolée risque même, dans certaines situations, de rendre l’excès de peau plus visible.
L’examen clinique doit donc apprécier :
- la qualité et l’élasticité de la peau ;
- l’importance de l’excès graisseux ;
- la présence éventuelle d’un excès cutané ;
- la localisation des réserves graisseuses ;
- les proportions générales de la silhouette.
Lorsque le relâchement cutané est important, une intervention destinée à retirer l’excès de peau peut parfois être discutée en complément ou à la place d’une lipoaspiration isolée.
Liposculpture et lipoaspiration permettent-elles de perdre du poids ?
Non. Ni la lipoaspiration ni la liposculpture ne sont des méthodes d’amaigrissement.
Elles ne remplacent pas une perte de poids lorsque celle-ci est nécessaire et ne constituent pas un traitement de l’obésité.
Leur objectif est différent : corriger ou remodeler des zones précises chez une personne dont le poids est relativement stable.
La quantité affichée sur la balance ne constitue donc pas le principal critère pour évaluer le résultat.
Ce sont davantage :
- les contours du corps ;
- les proportions ;
- la diminution de certains amas graisseux ;
- l’harmonie entre les différentes zones
qui permettent d’apprécier l’évolution de la silhouette.
Une stabilité pondérale est également souhaitable après l’intervention afin de préserver le résultat dans le temps.
Quelles zones peuvent être remodelées ?
Les possibilités dépendent de la répartition des réserves graisseuses et du projet de chaque patient.
Les zones permettant fréquemment un prélèvement comprennent notamment :
- le ventre ;
- les hanches ;
- les cuisses ;
- la culotte de cheval ;
- certaines zones du dos.
La graisse peut ensuite être transférée vers une zone présentant un manque de volume lorsque cela est indiqué.
Les seins ou les fesses constituent notamment des zones pouvant bénéficier d’une lipostructure.
La présence d’une réserve graisseuse ne signifie cependant pas qu’elle doit obligatoirement être aspirée. L’objectif reste de conserver des contours réguliers et une silhouette harmonieuse.
La consultation permet donc d’étudier les zones donneuses et receveuses ensemble afin d’anticiper le résultat de l’ensemble de la silhouette.
Les résultats d’une lipoaspiration ou d’une liposculpture sont-ils durables ?
Oui, le résultat peut être durable, mais il faut bien comprendre la manière dont la silhouette évolue après l’intervention.
Lorsqu’une lipoaspiration est réalisée, les cellules graisseuses retirées ne sont pas remplacées à l’identique. Lorsqu’elle est associée à un lipofilling, une partie de la graisse transférée se résorbe naturellement pendant les premières semaines.
Après environ deux mois, la graisse qui s’est intégrée est stabilisée. On peut alors considérer que la patiente dispose d’une nouvelle silhouette, qui constitue un nouveau point de départ harmonieux.
À partir de ce moment, les variations de poids continuent à concerner l’ensemble du corps. Une prise de poids ne va donc pas faire réapparaître spécifiquement le bourrelet qui a été retiré, pas plus qu’une perte de poids ne va faire disparaître spécifiquement la graisse qui a été transférée.
Par exemple, si le poids augmente, les différentes zones du corps évoluent globalement ensemble : les joues, les bras, le ventre, les cuisses, mais aussi les régions qui ont été lipoaspirées ou lipofillées. Le même principe s’applique lors d’une perte de poids.
Les zones traitées restent donc intégrées au fonctionnement naturel du corps. La liposculpture crée une nouvelle répartition harmonieuse des volumes, puis cette silhouette continue d’évoluer globalement en fonction du poids, de l’âge et de la morphologie de chaque patient.
Une relative stabilité pondérale reste néanmoins souhaitable afin de conserver au mieux les proportions obtenues après l’intervention.
Peut-on voir des résultats avant/après d’une liposculpture ?
Les photographies avant/après peuvent aider à comprendre la différence entre une diminution localisée du volume et un remodelage plus global de la silhouette.
Il est notamment intéressant d’observer :
- les contours des zones aspirées ;
- l’évolution de la taille et des hanches ;
- la régularité des volumes ;
- l’équilibre entre les différentes régions du corps ;
- l’évolution des zones ayant bénéficié d’un transfert graisseux.
Les photos avant/après de lipoaspiration et de lipostructure présentent différents exemples de chirurgie de la silhouette.
Ces résultats restent toutefois individuels. La morphologie, la qualité de la peau, la quantité de graisse disponible et les objectifs sont différents pour chaque patient.
Questions fréquentes sur la liposculpture et la lipoaspiration
Liposculpture et lipofilling, est-ce la même chose ?
Les termes liposculpture, lipostructure, lipomodelage et lipofilling sont souvent utilisés pour désigner une technique reposant sur le transfert de graisse. La graisse est prélevée par lipoaspiration, préparée puis réinjectée dans une autre zone afin d’en modifier le volume.
Peut-on réaliser une liposculpture lorsqu’on est mince ?
Cela dépend des réserves graisseuses disponibles. Une personne mince peut parfois posséder suffisamment de graisse localisée pour permettre un transfert, tandis que chez une autre, le volume prélevable sera insuffisant. L’examen de la silhouette permet de déterminer les possibilités.
La graisse retirée peut-elle toujours être réinjectée ?
Non. La possibilité d’utiliser la graisse dépend de sa quantité, du projet envisagé et de l’existence d’une zone pouvant réellement bénéficier d’un apport de volume. Une lipoaspiration seule peut être préférable lorsqu’aucune réinjection n’est nécessaire.
Liposculpture ou lipoaspiration : laquelle donne le meilleur résultat ?
Il n’existe pas de « meilleure » technique dans l’absolu. Une lipoaspiration peut être parfaitement adaptée lorsqu’il faut uniquement réduire un amas graisseux. Une liposculpture peut être plus pertinente lorsque le projet nécessite également de restaurer ou d’augmenter certains volumes.
Envisager une chirurgie de la silhouette à Montpellier
Choisir entre lipoaspiration et liposculpture nécessite avant tout d’analyser la silhouette dans son ensemble.
Lors d’une consultation avec le Dr Hugo Falinower, chirurgien esthétique à Montpellier, l’examen permet d’étudier la répartition des graisses, la qualité de la peau et les volumes à remodeler. Il est possible de prendre rendez-vous avec le Dr Hugo Falinower afin d’évaluer si une lipoaspiration ou une liposculpture correspond davantage à votre projet.
Cette analyse permet de déterminer si une simple lipoaspiration répond au projet ou si une liposculpture de la silhouette peut être envisagée afin de travailler plus globalement sur les proportions et les volumes.